L'annonce de son décès se répandit à travers mon corps et ma tristesse était infinie. Mon visage était consterné, les larmes, les sanglots et parfois ici et là des cris disaient l'intensité de ma douleur. On m'avait recommandé d'apprendre à exprimer ma peine sans débordements, sans hystérie, avec mesure et dignité. Un lourd silence, traversé de soupirs et de sanglots se mit à régner dans la pièce.
C'est alors qu'elle arriva, vint s'asseoir à mon chevet, et leva la couverture déposée sur mon visage. Il était recouvert de larmes, et elle comprit que l'incompréhension ne m'avait pas quittée. Elle brisa soudain le silence et s'exprima avec douceur, elle prononça des paroles pleines de sagesse. Moi au caractère fort et à la personnalité imposante, avais faibli, et mes émotions m'avaient envahi au point de laisser s'extérioriser une fragilité insoupçonnable. Elle, si sensible, qui pleurait souvent, avait accueilli la nouvelle de sa mort avec à la fois une profonde tristesse et un calme extraordinaire. Elle était dotée d'une force intérieure également insoupçonnable.
A cet instant précis, les rôles étaient inversés et à travers son départ elle m'offrait un ultime enseignement...